mardi 19 octobre 2010

Ame Agaru

Hier je regardais tranquillement un sympathique Kurosawa, Ame Agaru qui est un film de samourai super lent et bien sympa. C'est un Kurosawa, et j'adore ses films en général. Un truc qui m'a marqué c'est les plan-séquences qui parsèment le film. Les arbres, le fleuve, un héron, la forêt, la pluie, il y a plein de plans séquence qui font transition avec le reste de "l'action" et c'est franchement sympa. Ca m'a un peu rappelé des autres films que j'ai vu cette fois, mais des films français cette fois. J'ai pas pu m'empêcher de penser à L'enfant sauvage et Les 400 coups de Truffaut et à Mon oncle d'Amérique de Resnais. Je me souviens mal des Truffaut donc je sais plus si ils sont truffés de plan-séquences aussi ou pas, mais ça m'a donné un même sentiment en regardant le Kurosawa qu'en regardant les deux films susnommés. Mon oncle d'Amérique en tout cas était aussi rempli de plan-séquences un peu louche sur des mouettes ou des HLM, et je me suis demandé pourquoi c'était plus un élément des films de nos jours. Je crois que c'est par ce qu'aujourd'hui les films sont plus rythmés, et que des plan-séquences ralentirait l'action. Le seul dont je me souvienne c'est dans Death Proof de Tarentino, pendant la poursuite de fin, ou on voit des puits de forage et les voitures passent en fond. C'est une de mes scènes préférées du film.

Enfin voilà, tout ça pour dire que des fois ça ferait pas de mal d'intercaler un plan-séquence bien sympa.

Aussi je change un peu la formule du blog ou whatever.

samedi 21 août 2010

I against I



Presque automatiquement, pendant chaque vacance je me sens super down et je dois me soustraire à ma vraie vie pour y substituer celle d'autres. Que ce soit des adolescents surpuissant, des geeks asperger, ou encore des internes en médecine paumés. Toujours est-il qu'après plus de 16 ininterrompues ou presque de séries tv. Je me sens assez vide. L'effet cathartique du théatre antique se retrouve dans ces 20 intenses minutes ou on en apprend plus sur nous que pendant 20 autres minutes. Who am I kidding, je vis en anglais, je vis la vie d'autre personne. Ma vie propre est tellement chiante que j'ai nié ma vie et même ma langue maternelle pour retourner, encore et toujours, aux séries. J'ai des fois l'impression d'être une énorme merde c'est assez drôle, j'ai aucune crédibilité, je serais toujours le wingman, le mec marrant, le gars qui a un an de moins, même mes soeurs n'ont aucun respect pour moi c'est affligeant. Il me faut ces séries pour me rendre compte de ça et je crois qu'il me faudrait aussi un psy, ou alors trouver plus d'amis par ce que un c'est pas assez. Non sérieusement je suis un mec sympa, je suis LE mec sympa, le gars qui donne des conseils de drague à des meufs pour draguer d'autres gars, le mec qui doit arrêter de voir des gens par ce que d'autres sont fâchés avec, le mec qui paye des trucs dès qu'on l'allume un peu, le mec qui a une réputation de tombeur alors qu'il a juste raté toute relation entreprise avec une fille. Sûrement à cause de la peur de s'engager ou je sais pas quoi. Whatever c'est surement la gueule de bois ou le sommeil. Je dis de la merde et je ferai mieux d'aller dormir.
Ciao

vendredi 23 juillet 2010

positif

je kiffe je kiffe je kiffe boire des bières dans des endroits improbables avec des gens funs, je suis un viel alcoollique et ja glaère à écrire. Bonne nuit.

samedi 17 juillet 2010

My Head

C'est quand notre estomac garde plus de souvenirs que notre cerveau qu'on sait qu'on est étudiant. C'est un peu le grand saut de devoir changer d'établissement, de règles et de cours comme ça, d'un coup. C'est toujours avant les départs que la vie est la plus fébrile, quand on sait qu'on est voué à partir incessamment mais qu'on ne sait pas véritablement quand. Dormir est un luxe ces temps.

mercredi 14 juillet 2010

Love is just a four letter word

C'est fou comme en été tout va plus vite. C'est assez paradoxal je trouve, la chaleur nous harasse, on n'arrive presque plus à bouger, comme si une sorte de spleen physique s'abattait sur nous, genre une chape de cotton qui nous enfermerait. Mais quand même, tout va plus vite. Paradoxalement, l'été c'est la meilleure période de l'année mais c'est aussi une forme du passé de être, comme si tout ce qui se passait durant cette saison nous façonnait plus durablement que ce qui nous arrive pendant les trois autres. Je me demande si il y a un sens à tout ça, si la nostalgie de l'hiver n'est pas simplement due à cette coincidence linguistique ridicule. Comme si nous regrettions ce que l'été a été.

jeudi 8 juillet 2010

I think I like U 2

Tout s'enchaine de plus en plus vite. Les obus fusent de parts et d'autres sans jamais m'atteindre vraiment. Le problème c'est que quand on est perdu sur le champs de bataille, on sait jamais vraiment si on se prend des balles ou juste de la grenaille d'un tromblon, on sait pas si les balles viennent de derrière ou de devant. Le gros problème, le problème majeur surtout c'est que si on se met a couvert, on est encore plus en danger de ne pas ressentir l'action. Je me demande si on peut vivre toujours à couvert, mais je ne veux vraiment pas le savoir. Je veux sentir le vent que provoque les explosions sur la terre morte autour de moi, je veux sentir la bourrasque brûlante de l'acier fondant a travers ma peau meurtrie. Je crois même que j'en ai besoin. Je ne demande que ça, mourir sur le champ d'honneur, mon corps transpercé par les barbelés érotiques de cette guerre sensuelle.
Enfin bon, tout le monde voudrait souffrir de cette manière, sentir les déflagration d'amour qui lacèrent leur peau luisante de la sueur sacrée. Bonne nuit.

vendredi 14 mai 2010

Merrymaking at my place

Les reflets acides d'un riff électronique qui parcourent mon corps comme autant de vibration squeletiques. Un étrange sentiment de rien généralisé. Nadja, Cravan, les idoles du surréalisme, mouvement mort qui vit encore. Un cadavre exquis à l'ancienne mode, un bruit métalique. Je me demande si les oiseaux rêvent lorsqu'ils dorment en volant. Les songes métaphysiques des dauphins aussi doivent être spéciaux. Les animaux rêvent-ils en définitive ? Surement. La question ne se pose que si l'on veut comprendre notre fonctionnement propre et je me demande comment les premiers hommes rêvaient également. Un rêve d'ailleurs peut-il révéler le futur voir l'avenir ? Peu probable mais j'aime à y croire, car on a ainsi l'impression de pouvoir être maître de son destin sans devoir affronter l'horrible idée que tout est organisé et que nous ne sommes que les outils d'un plan divin. Je refuse Dieu également. Les animaux ont-ils des dieux ou est-ce un luxe nihiliste réservé aux hommes ? Nous sommes des animaux dotés d'un dieu, de dieux qui nous gouvernent. Ne nous laissons pas mourir pour atteindre un quelconque idéal suppérieur, l'immrtalité c'est tous les jours que nous passons sur cette terre. Profitons des quelques instants qui nous sont donnés et ne nous posons pas trop de questions.