vendredi 6 novembre 2009

5:15

Je suis plus musical que plastique. J'utilise cette description d'Oscar Wilde par Arthur Cravan, car elle me définit bien, je suis imprévisible, comme la plupart des bonnes musiques j'ai des piques de grandeur et des pics de faiblaisse, j'affectionne la poésie sans pouvoir en faire. Je ne suis pas beau mais je crois renfermer en moi l'âme d'un poète sans pourtant pouvoir en sortir un seul vers, je wsuis une source tarie et les paradis artificiels sont mon moteur, mon inspiration. La majorité des articles que je publiais sont issus du mélange chimique dans mon organisme. Je bande l'arc de mes neurones pour tirer des phrases de nulle part. Des traits ardents, des poésies de trois mots qui se dardent vers des cibles faciles, des moutons laineux qui sont mes contemporains. Je suis né trop tard et j'aurai voulu, comme le dirait lou reed, naître 100 ans plus tôt. Mais non, je suis coincé dans une époque qui n'est pas la mienne, les poètes sont morts. La valve de mon inspiration est tarie, alors même que le flot d'alcool en canette emplit le barrage que je suis, je stoque tout ces émotions, je filtre les informations sensorielles et sentimentales qui sont portés à mon esprit par des torrents de vies qui innondent le fleuve asséché qu'est la mienne. J'ai encore brûlé mes ailes, je ne sortirai jamais des méandres du labyrinthe sentimental, Dédale me contemple de ses cieux mythiques et ris de moi, je suis le minautore perdu et vaincu par un Thésée blond et beau. Enfin c'est surement l'automne mélancolique et Saturne qui me maudit qui me font perdre mes sens dans le coma sentimental éthilique qui déstabilise mes pensées. Je rebondis sur chaque mot comme autant de balles multicolores de publicité pour au final disparaître dans la mémoire des gens comme une soûlerie monumentale. Je suis la bougie humaine qui brûle parmi tant d'autre sur un gâteau d'anniversaire de Mathusalem et je suis destiné à être soufflé pour m'éteindre en silence sur un Joyeux Anniversaire entonné en Ebreux. In side Outside Leave me alone, nowher is home, where have I been, out on my brain on the 5:15, out of my brain on the train, Rentre3r chez moi courrant sur les nuages froid d'un asphalt sali, brûler les étapes dans un rêve magique et irréel, marcher sans y songer jusqu'a ouvrir ma porte à clef. Savourer les Who, me haïr seul chez moi. Poète maudit, poète boxeux. Je suis le poète sans verve, je ne me retrouve que dans les chemins sinueux des drogues légales ou douces qui pavent le chemin de traverse, la voie à sens unique, l'impasse de ma personnalité. J'aime tout le monde autant que je le hais. Vive la vie. Sie sind christ von Beruf, ich bin Jud von Geburt. LA musicalité de l'allemand ou de l'anglais m'emporte vers une symphonie de parole, my generation et Andorra, je voudrai être étranger, je le suis à moi même et ce n'est pas assez, langue de l'amour mais langue dure rateau, calembours et déceptions, laissez moi mourir en restant vivant.

lundi 2 novembre 2009

Pictures of Lily

Rouler, vite, vite, sur une vespa azur pleine de rétroviseur, vite, vite dans les champs, se parquer et remonter la calendre sur son petit pied pour la maintenir. Courir avec ma charmante passagère, la tackler et lui faire l'amour dans un pré, ou un champ de maïs, le cul trempe dans la rosée dégueu de ces soirs de printemps humides. Repartir alors que le soleil se couche, shootés à l'endorphine et fumer une clope à l'arrêt mais quand même sur la tire. Mettre un perfetto pour rouler, emmerder les cyclistes, être un rebel mais pas trop, avoir la classe. Enfin bon.

jeudi 29 octobre 2009

Video Killed The Radio Star

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Rien a dire, rien à faire, je lis Giono pour tuer le temps, je suis le roi sans divertissement. Serpent à plume mouvant majestueusement, chariot de mine et bombe. Je suis l'objet aux cent milles apparences. Je suis le princes des boules à facettes, je suis Dr jekyl, et mister hyde, je suis billy milligan.

mercredi 21 octobre 2009

Europa Endlos

Et c'est intéressant de voir comme sans stimulants la créativité se met en berne. Jadis j'ai écrit des panphlet plus souvent qu'à mon tour, mais pourtant ces temps je ne me sens pas prêt pour écrire. Peut-être par ce que ces temps j'y suis forcé, école oblige. Enfin, je copie, je traduis et je tente de recoller les morceaux, la caféine quitte peu à peu mon organisme désorienté, la nicotine prend des allures d'or dans le far ouest. Je devrais excèller, je me contente d'entrer de plein fouet dans les dead-lines, je em retrouve à me renseigner à une vitesse record pour tenter de sauver la face d'un travail minable que je n'ose pas espérer passer. Quelle honte, l'élite de la nation, un tas de jeunes avides de procrastination, des adolescents qui cherchent toujours en quoi ils sont bons. 12 années d'enseignement, dernière année probablement, et toujours aucun but. J'ai l'impression que ma génération cours vers une énorme falaise dans le but de sauter par dessus, sans se douter qu'elle va sauter dans l'océan sans savoir nager. Ceux qui ne mourront pas sur les rochers tenterotn patéthiquement de se maintenir en vie en sur-nageant quelques temps, avant de se laisser couler dans la mousse de leur bière, devant une télé abrutissante.

mardi 13 octobre 2009

Theater

Et les théatre de nos vies, tourne tourne le manège affreux. Rien n'est plus pur que la neige. Bière et tisane, je me sens revivre.

jeudi 8 octobre 2009

Starman

Je tire des plans sur la comète. J'ai tout le temps la tête dans les nuages, et je me perds peu à peu en dehors de ce monde. L'orbite de ma vie prends une trajectoire nébuleuse, et les révolutions que j'effectue m'entrainent peu a peu vers la perte. Mais bon, je m'amuse, je suis une comète et la queue sentimentale qui me suit semble se vaporiser dans la voie lactée de ma vie. Centaurs, Polaire, des étoiles pour des surnoms, Lady Stardust ou Fille Accoustique, vous me poursuivrez longtemps je crois. Ainsi s'étends mon univers, et je balaie des yeux trous noirs et vortex pour me rendre compte que je ne possède qu'une aiguille, dans une botte de foin. Et je la trouverai je pense, tel un astraunaute cherchant la vie sur mars, je saurai pauser mon pied fermement sur la lune de mes envies, et térassant les extraterestres a ma conception, j'aliénerai l'amour pour au final faire triompher la tendresse.

dimanche 4 octobre 2009

M79

Et je me lamente encore. Je me compare à Baudelaire, à Verlaine. Je me prends de haut, je suis méalomane et égocentrique. Je me prends pour meilleur que je ne suis en me comparant a ces légendes. Qui se souviendra de moi ? Personne je crois. C'était moi ce mec trop bourré a cette fête, qui disait de la merde et t'admirais en silence. Un champs de blé, je crois, et sa blondeur est extrême. Je suis subjugué par ce champs, ses courbes et ses pleins. Il est brun aussi, je crois, et j'admire l'éclat de son grain. J'admire ce champs, il est exquis. La banalité est un mal nécessaire, et quelle que soit notre classe, la contingence n'est que purement morale. Je ne suis plus incarné qu'à travres cette homme désespéré. Meurs et vit, ignore le temps qui s'enfuit.